Cabaret de la pègre – 4 août 2012
Poètes de brousse au 30e marché de la poésie de Paris
Retrouvez-nous du 14 au 17 juin prochain au kiosque 612 du 30e marché de la poésie de Paris, Place Saint-Sulpice.
En signature :
jeudi 14 juin de 14h00 à 16h00 : JEAN-FRANÇOIS POUPART (L’Or de Klimt)
vendredi 15 juin de 15h00 à 17h00 : JEAN-PHILIPPE BERGERON (Géométrie fantôme, en lice pour le prix Émile-Nelligan 2011) et MAXIME CATELLIER (Effets de neige, coll. « Essai libre »).
samedi 16 juin de 13h00 à 15h00 : SIMON-PIER LABELLE-HOGUE (Morphologie du loup)
dimanche 17 juin de 13h00 à 15h00 : DANNY RHAINDS (La morte en beauté)
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À NE PAS MANQUER, vendredi 15 juin dès 20h00, notre cabaret à la Vénus noire avec :
Paul Bélanger – Jean-Philippe Bergeron – Maxime Catellier – Monique Deland – Roger Des Roches – Simon-Pier Labelle-Hogue – Jean-François Poupart – Danny Rhainds – Arnaud Savoye – Christian Viguie
au 25, rue de l’hirondelle, 75006
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Sans compter que l’on offre l’apéro tous les jours dès 17h00 à l’achat d’un livre!
C’est un rendez-vous!
PDB
Nous arrivons à ce qui commence
« Je ne suis pas revenu pour revenir
Je suis arrivé à ce qui commence »
Ainsi résonnent les mots de Miron depuis plusieurs semaines.
Lorsqu’elle ne salue pas le silence,
la poésie embrasse l’agitation sociale
comme nulle autre parole.
Venez la voir et l’entendre du 31 mai au 3 juin
Place Gérald-Godin (à la sortie métro Mont-Royal);
de nombreux éditeurs de poésie vous y attendent!
En signature au kiosque de POÈTES DE BROUSSE, nos nouveautés :
jeudi 31 mai, 13h30-15h00 : Jean-Marc Desgent (Qu’importe maintenant)
samedi 2 juin, 16h00-17h00 : Mathew K. Williamson (Immensité de l’année muette)
dimanche 3 juin, 14h00-15h00 : Emmanuel Simard (L’œuvre des glaciers)
ainsi que Jean-Philippe Bergeron (Géométrie fantôme),
en lice pour le prix Émile-Nelligan 2011,
le samedi 2 juin de 13h00 à 13h30.
Aussi, de 13h00 à 15h00 le dimanche 3 juin, venez rencontrer Normand Baillargeon, auteur de Je ne suis pas une PME,
le livre à lire pour comprendre les enjeux de la marchandisation du savoir;
VENDREDI 1 JUIN, C’EST NOTRE GRAND CABARET DU PRINTEMPS!
LA POÉSIE SE MET AU SERVICE DE LA RÉVOLUTION AVEC :
FERMAILLE, Jean-Philippe Bergeron, Simon Boulerice, Jean-Marc Desgent, Roger Des Roches,
Annie Lafleur, Bertrand Laverdure, Christophe Pairoux, Emmanuel Simard et Mathew K. Williamson.
Musique de MUTANTE THÉRÈSE. Patrick Neault à l’animation. C’EST GRATUIT! Au Quai des Brumes, dès 21h00.
Sans oublier qu’on vous offre l’apéro tous les jours dès 17h00 à l’achat d’un livre!
On vous attend!
Poètes de brousse
203 rue Prince-Arthur Est
Montréal (Québec) H2X1C1
www.poetesdebrousse.org/www.
t : 514-289-9452 /pdbeditions@yahoo.ca
Géométrie fantôme finaliste au Prix Émile-Nelligan
Nous sommes heureux d’annoncer que Géométrie fantôme de Jean-Philippe Bergeron (collection Enluminures, avec des œuvres de Jean-Sébastien Denis) se retrouve en lice pour le prix Émile-Nelligan 2011 aux côtés de Marie-Josée Charest (Le reste du monde, Les Herbes rouges) et Mahigan Lepage (Relief, Le Noroît). Rendez-vous le 11 juin prochain à la grande bibliothèque pour connaître le lauréat ou la lauréate!
Tous les détails sur le site de la fondation Nelligan.
Qu’importe maintenant à la radio
Vendredi, le 18 mai, 11h30 (reprise 23h30), à Radio Ville-Marie (91,3 FM) Louis-Philippe Hébert présentera l’ouvrage de poésie « Qu’importe maintenant » de Jean-Marc Desgent au Pays des livres.
Un manifeste citoyen de Paul Chamberland
Amis, amies, il faut lire aujourd’hui ce manifeste citoyen de Paul Chamberland, tiré de Pantins de la destruction, à paraître cet automne dans la collection « Essai libre » chez Poètes de brousse.
Manifeste citoyen
Depuis Victoriaville, depuis le 4 mai 2012, la crise sociale qui secoue le Québec a pris un tournant qui pourrait être décisif. Le conflit est désormais ouvert qui oppose une élite de dirigeants, de puissants et de mandarins et un nombre croissant de citoyens résolus à défendre la justice pour tous et le respect des droits fondamentaux.
Car nous vivons toujours dans un État de droit.
À Victoriaville, contre des manifestants en grande partie pacifiques, les « forces de l’ordre » se sont ruées, sans avertissement audible, dans une charge brutale, démesurée, aveugle. Et des policiers sont allés jusqu’à entraver l’intervention de secouristes, avec un mépris cynique de la dignité humaine. Plus grave encore, le premier ministre du Québec s’est non seulement abstenu de condamner ces excès mais il a eu le front de déclarer le travail des policiers « remarquable ». L’élu du peuple pourrait-il encore prétendre revendiquer pour lui une légitimité démocratique qu’il est tenu, par sa fonction, de maintenir?
Désormais, les étudiants savent fort bien qu’ils ne sont pas seuls : de tous âges et de toutes conditions, nous nous tenons de plus en plus nombreux à leurs côtés. Nous savons désormais que le fusil pointé sur Maxence Vallade ne visait pas qu’un collégien désarmé : tous les citoyens qui oseront dénoncer l’obstruction, sans cesse aggravée, à l’exercice du droit, garanti par des chartes, à exprimer leur opinion, à s’associer et à manifester pacifiquement sont dans la mire des hommes de main du pouvoir. Et ce pouvoir est redoutable puisqu’il est en réalité celui de puissants intérêts financiers qui dictent leur « politique » à des élus qui s’emploient à les « représenter » tout en déclarant servir l’intérêt général.
Nous, citoyens résolus à revendiquer et à faire prévaloir une vie démocratique qui soit autre chose qu’un simulacre, nous jugeons impératif qu’elle se manifeste en tout lieu et en toute occasion, telle qu’assumée par chacun selon l’enjeu d’un vivre ensemble inépuisablement diversifié dans ses aspects. Cette légitime aspiration, c’est plus qu’il n’en faut pour faire barrage, sans recourir à la violence, aux menées de ceux qui ne voient là qu’une entrave à la poursuite de leurs intérêts particuliers. Rien d’étonnant à ce qu’ils y tiennent, à ce simulacre grotesque que serait un système démocratique strictement réduit à des astuces procédurales, et pour les citoyens, au seul exercice du droit de vote. Car ce qu’ils apprécient par-dessus tout, c’est l’inertie d’une majorité célébrée comme « silencieuse » : une population amorphe d’« utilisateurs-payeurs » qui ne font pas de manières, — qui se taisent. Ils s’en déclarent du reste sans gêne les interprètes autorisés. Et ils s’ingénient par tous les moyens à faire danser des citoyens-pantins fermement assujettis à leurs fils, et télécommandés grâce aux bonimenteurs appointés de leurs conglomérats médiatiques.
Des citoyens se taisent ? Ils ont peur ? Ils se jugent impuissants à changer quoi que ce soit ? Et peu importe le prix, ils sont prêts à céder à la raison du plus fort pour assurer leur tranquillité ? Attention ! Combien parmi eux en sont arrivés là parce que, souvent dès l’enfance, on les a convaincus de leur prétendue infériorité, qu’on les a humiliés et mutilés moralement ? Et il en est tant qui sont rivés à des conditions de vie dégradantes sans l’espoir de s’en sortir.
En chacun de ces êtres, subsiste intacte la protestation d’une dignité offensée, que le ressentiment laisse entrevoir autant qu’il la trahit. Si nous prétendons vraiment vouloir en finir avec le détournement honteux de la souveraineté populaire, nous tenterons, en toute occasion, de leur redonner le goût de vivre la tête haute comme des personnes libres et des citoyens responsables.
Ce qui se passe à présent au Québec est indissociable du cours actuel du monde. Qui, pour un regard attentif et lucide, est emporté vers une destruction massive. Partout sur la planète, un clan de superprédateurs est décidé à tout réduire à l’état de marchandises ou de déchets, y compris les êtres humains. Il est urgent de s’aviser qu’ils ne reculeront devant rien pour imposer leur loi hors loi et leur désordre létal. Tous ceux qui refuseront, peuples ou citoyens, de se soumettre devront bientôt compter avec la menace d’une répression généralisée, et au besoin sanglante.
Mais peut-être n’est-il pas trop tard. Désormais, d’un peu partout sur Terre, des citoyens de plus en plus nombreux ont commencé à opérer leur jonction en vue d’opposer à l’assaut des destructeurs un front de résistance étonnamment ingénieux et tenace dans son avancée planétaire.
Notre combat est québécois, mais l’enjeu est mondial.
Je rêve, oui. Je rêve à une insurrection de la conscience citoyenne à la grandeur du Québec. Une insurrection qui rallie tous ceux qui veulent pour tous et pour chacun une démocratie où vivre libre et vivre ensemble soient d’un seul tenant l’alpha et l’oméga de tout agir politique.
Je rêve d’une insurrection de la beauté, où l’imagination partagée fait surgir l’invention d’une communauté de citoyens solidaires, et adonnés à l’œuvre de justice qui rende à chacun l’initiative de faire don aux autres de son irremplaçable singularité. Comme un diamant multiplie son éclat par toutes ses facettes.
Je rêve, oui, mais je sais que je ne suis pas le seul à rêver.
Nous rêvons, et nous savons qu’en nous c’est le peuple de la Terre qui est en train de naître.
Paul Chamberland
12 mai 2012






